Comparatif · Mis à jour le 19 octobre 2026

Plateforme de mise en relation ou dispositif propre : que choisir pour un cabinet ?

Une plateforme vous loue une place sur son audience. Un dispositif propre vous fait capter la demande sur votre domaine, avec un compte à votre nom. Ce ne sont pas deux versions du même produit.

À savoir avant de lire. Kerouat, agence d'acquisition de clients pour cabinets d'avocats basée à Paris, construit des dispositifs propres. Nous vendons donc l'une des deux options comparées ici. Nous ne recommandons ni ne déconseillons les plateformes, et nous disons plus bas quand elles sont le bon choix.

Une plateforme de mise en relation est un site qui réunit des profils d'avocats, attire lui-même les personnes qui cherchent un avocat, et les oriente vers les cabinets inscrits. Un dispositif propre est l'ensemble des outils qu'un cabinet possède pour capter cette demande lui-même : son site, ses pages par matière, son compte publicitaire, son suivi des appels.

Ces plateformes existent en France. Justifit, par exemple, se présente comme « le site expert de la mise en relation entre particuliers, professionnels et avocats » et propose aux avocats des abonnements « standard » ou « premium » (page d'informations consommateurs, constaté le 19 octobre 2026). Le reste de cette page parle du modèle en général, pas d'un acteur en particulier.

Qu'est-ce qui distingue une plateforme d'un dispositif propre ?

La propriété de l'audience. Une plateforme attire les recherches sur son propre site et y expose votre profil parmi d'autres : vous louez une place. Un dispositif propre attire les recherches sur votre domaine et votre compte : vous construisez un actif. Le premier est rapide et léger, le second plus lent et plus exigeant, mais il reste.

CritèrePlateforme de mise en relationDispositif propre
Délai de première visibilitéRapide : l'audience existe déjà.De quelques jours en recherche payante à plusieurs mois en référencement.
Propriétaire de l'audienceLa plateforme.Le cabinet, sur son domaine.
Relation et donnéesPassent d'abord par la plateforme, selon ses conditions.Arrivent directement au cabinet, mesurées dans ses outils.
VoisinageLe profil apparaît à côté de ceux de confrères.Seul sur sa page ; en concurrence dans les résultats de Google.
RémunérationFixée par la plateforme : abonnement le plus souvent, à lire au regard de l'art. 11.3.Honoraires du prestataire et budget publicitaire payé à Google par le cabinet.
Travail demandé au cabinetFaible : un profil à tenir.Valider pages et annonces, décrocher, suivre l'origine des dossiers.
Ce qui reste à l'arrêtLe profil cesse d'être diffusé.Site, compte, historique et données.

Tendances générales. Chaque plateforme a ses conditions, et chaque contrat de prestataire aussi : ce sont eux qui font foi.

À qui appartiennent la relation client et les données ?

Sur une plateforme, la première prise de contact passe par elle, et elle conserve le plus souvent l'audience, les statistiques et l'historique des demandes. Dans un dispositif propre, la personne arrive directement sur le site du cabinet, et chaque appel ou formulaire est mesuré dans ses propres outils. Le cabinet sait alors ce que chaque matière produit.

Cette différence se voit le jour où l'on arrête. Un profil désactivé ne laisse rien derrière lui. Un site sur votre domaine, un compte Google Ads à votre nom et son historique restent, et servent au prestataire suivant ou au cabinet lui-même. C'est aussi pourquoi les pages d'acquisition vivent sur le domaine du cabinet, conformément à l'article 10.5 du RIN.

Comment le RIN encadre-t-il la rémunération ?

L'article 11.3 du Règlement Intérieur National dispose que l'avocat ne peut percevoir d'honoraires que de son client ou de son mandataire, et interdit la rémunération d'apports d'affaires. Un paiement fixe, indépendant des dossiers obtenus, ne pose pas la même question qu'un paiement par contact ou par dossier.

Le principe vaut pour les deux modèles : une plateforme comme un prestataire doit être payé d'une façon qui ne ressemble pas, dans son économie, à l'achat d'un client. Le Conseil national des barreaux a ouvert en septembre 2026 une concertation sur une éventuelle exception limitée aux relations entre avocats ; elle ne concerne ni les plateformes ni les prestataires.

Nous ne donnons aucun conseil déontologique : lisez les conditions de chaque offre, et soumettez à votre Ordre tout doute sur un contrat précis. Notre propre structure, un forfait sur un périmètre écrit, est décrite dans ce que le RIN autorise en matière de publicité.

Quand une plateforme est-elle le bon choix ?

Quand le cabinet s'installe, n'a pas encore de site, manque de temps pour valider des pages et des annonces, ou veut tester une matière grand public avant d'investir. La plateforme donne alors une présence immédiate sans rien construire. Elle convient moins à un cabinet qui veut piloter sa demande et en posséder l'historique.

Un dispositif propre l'emporte surtout dans les matières où la demande se cherche sur Google, en urgence comme en décision réfléchie, quand quelqu'un peut décrocher et quand le marché a un plafond supérieur au coût du dispositif. Ce plafond se calcule : c'est l'objet de la page sur le budget Google Ads d'un cabinet.

Peut-on combiner les deux ?

Oui. Un cabinet peut garder une plateforme pour la présence immédiate et construire en parallèle ce qui se capitalise sur leur domaine. La seule condition est de noter l'origine de chaque dossier ouvert : sans cela, on garde les deux par prudence et on ne sait jamais lequel paie.

Si vous hésitez encore sur le type de prestataire, la comparaison entre agence spécialisée, généraliste, freelance et plateforme pose les questions à poser avant de signer. Les canaux eux-mêmes sont comparés dans l'acquisition de clients pour un cabinet d'avocats.

Questions fréquentes

Une plateforme de mise en relation est-elle compatible avec la déontologie ?

Cela dépend de son mode de rémunération, que chaque cabinet doit lire. L'article 11.3 du RIN interdit la rémunération d'apports d'affaires. Un abonnement fixe, indépendant des dossiers obtenus, ne pose pas la même question qu'une commission par contact ou par dossier. Votre Ordre reste seul compétent pour apprécier un contrat précis.

Que reste-t-il au cabinet s'il quitte une plateforme ?

Les clients déjà signés, et ce que le cabinet a gardé de chaque échange. Le profil cesse d'être diffusé, et l'audience, les avis éventuels et l'historique des demandes restent le plus souvent chez la plateforme. C'est la différence principale avec un dispositif propre, dont le site, le compte et les données restent au cabinet.

Peut-on utiliser une plateforme et un dispositif propre en même temps ?

Oui, et c'est souvent raisonnable : la plateforme pour une présence immédiate, le dispositif propre pour ce qui se capitalise. La condition est de noter l'origine de chaque dossier ouvert, pour savoir au bout de quelques mois lequel des deux paie réellement et arbitrer sur des faits plutôt que sur une impression.

Un dispositif propre coûte-t-il plus cher qu'une plateforme ?

Il coûte autrement. Une plateforme facture un accès à son audience. Un dispositif propre additionne des honoraires de prestataire et un budget publicitaire payé à Google, en échange d'actifs qui restent au cabinet. La comparaison utile porte sur le coût par dossier ouvert, mesuré dans les deux cas, pas sur la facture mensuelle.

Une information inexacte sur une plateforme ? Écrivez-nous à contact@kerouat.com : nous corrigeons.

Prochaine étape

Savoir si votre matière justifie un dispositif propre

Quatre questions à un clic : comment la demande arrive dans votre matière, et le levier qui devrait venir en premier. Aucun prix, aucune projection.

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