On appelle agence spécialisée une agence dont la clientèle se limite à une profession, ici les avocats, et qui construit ses méthodes à partir des règles et de la demande propres à cette profession. Une agence généraliste sert tous les secteurs avec les mêmes outils.
Quels types de prestataires existe-t-il pour un cabinet d'avocats ?
Un cabinet qui veut des clients en ligne a quatre types d'interlocuteurs : une agence spécialisée dans les avocats, une agence généraliste, un freelance, ou une plateforme de mise en relation. Les trois premiers travaillent pour le cabinet, sur ses outils. La plateforme lui loue une place sur sa propre audience.
Cette distinction compte plus que la taille du prestataire ou son tarif : elle décide de ce que le cabinet possède à la fin. Un site, un compte publicitaire et un historique de conversions restent. Une visibilité louée s'arrête avec l'abonnement.
Comment comparer ces prestataires ?
Sur cinq points que vous pouvez vérifier vous-même avant de signer : ce que le prestataire sait de votre matière, à qui appartiennent le compte et les données, la façon dont il est rémunéré, ce qu'il laisse en cas d'arrêt, et la manière dont il mesure les appels. Le tableau donne des tendances par type, pas un verdict sur un prestataire.
| Type | Ce qu'il sait de votre matière | Qui possède le compte et les données | Mode de rémunération | Ce qu'il faut vérifier |
|---|---|---|---|---|
| Agence spécialisée avocats | Connaît en principe la lecture par matière et les règles du RIN. À vérifier sur votre matière précise. | Variable selon l'agence : à exiger au nom du cabinet, par écrit. | Forfait, mensuel ou, chez certains, au contact : à lire au regard de l'art. 11.3. | L'exclusivité par matière et par secteur, et ce qui reste au cabinet en cas d'arrêt. |
| Agence généraliste | Maîtrise souvent les outils et les médias ; découvre la matière et le RIN sur votre compte. | Variable : certaines hébergent les campagnes sur leur propre compte. | Mensuel, forfait ou pourcentage du budget publicitaire. | Qui relit les annonces au regard du RIN, et comment sont exclues les recherches sans dossier. |
| Freelance | Dépend entièrement de la personne et de ses clients précédents. | Le plus souvent au nom du client, s'il est créé dès le départ. | Au jour, au forfait ou au mois. | La continuité en cas d'indisponibilité, et les accès laissés au cabinet. |
| Plateforme de mise en relation | Classe les avocats par matière sur sa propre audience. | La plateforme possède l'audience et les données ; le cabinet a un profil. | Abonnement le plus souvent ; d'autres modèles existent. | Ce que devient le profil à l'arrêt, et le mode exact de rémunération. |
Tendances générales au 19 octobre 2026. Chaque colonne a ses exceptions : le contrat fait foi, pas la catégorie.
Quand une agence généraliste est-elle le bon choix ?
Quand le cabinet a déjà un cadre clair et cherche surtout une exécution technique solide : une agence généraliste rompue aux outils publicitaires peut très bien tenir des campagnes, à condition que quelqu'un, au cabinet ou chez elle, relise chaque annonce au regard du RIN et pose les exclusions propres au droit.
Sa limite est l'apprentissage : les erreurs propres au secteur, comme les recherches liées à l'aide juridictionnelle ou le domaine générique, se découvrent alors sur votre budget.
Quand un freelance suffit-il ?
Quand le périmètre est étroit et stable : une matière, une zone, un compte à tenir. Un freelance expérimenté peut alors faire le même travail qu'une agence, souvent avec un interlocuteur plus direct. La compétence ne dépend pas de la taille de la structure, mais de ce qui a déjà été fait.
Sa limite est la continuité. Elle se règle par écrit : le compte au nom du cabinet, les accès conservés, et ce qui se passe en cas d'indisponibilité.
Quand une plateforme a-t-elle du sens ?
Quand le cabinet s'installe, n'a pas encore de site, ou veut tester une matière grand public sans construire de dispositif. La plateforme apporte une audience existante et demande peu de travail au cabinet. En contrepartie, l'audience et les données restent les siennes, et le profil voisine avec ceux de confrères.
La comparaison détaillée est sur plateforme de mise en relation ou dispositif propre.
Que vaut une agence spécialisée, et quelles sont ses limites ?
Elle connaît en principe la lecture par matière, les articles du RIN qui touchent la publicité et les fuites propres au droit. Elle évite donc de les découvrir sur votre compte. Ses limites : un marché plus étroit, une exclusivité par matière et par secteur qui peut vous fermer la porte, et un coût qui n'est pas plus bas.
Elle peut aussi refuser. Chez nous, l'audit du marché passe avant la proposition, et quand le plafond de demande est sous le coût du dispositif, nous ne vendons pas. Le raisonnement est décrit dans le budget Google Ads d'un cabinet d'avocats.
Quelles questions poser avant de signer ?
Les mêmes, quel que soit le type de prestataire. Elles portent sur ce que le cabinet possède, sur la façon dont le prestataire est payé et sur ce qui est mesuré. Une réponse précise et écrite à chacune vaut mieux qu'une présentation soignée, et un refus de répondre vaut lui aussi réponse.
- Le compte publicitaire sera-t-il créé à mon nom, avec mon moyen de paiement ?
- À qui appartiennent le site, le domaine et la fiche d'établissement ?
- Comment êtes-vous rémunéré, et sur quoi ce montant est-il indexé ?
- Où vivront les pages d'atterrissage, et que porteront-elles ?
- Comment excluez-vous les recherches liées à l'aide juridictionnelle ?
- Les appels sont-ils mesurés dans mon compte, et à partir de quand ?
- Qui valide les annonces avant leur publication ?
- Que me reste-t-il si nous arrêtons ?
Pour notre part, la réponse à chacune est sur les trois offres et sur qui est derrière Kerouat. Le cadre déontologique est résumé dans ce que le RIN autorise en matière de publicité.
Questions fréquentes
Une agence peut-elle être payée au dossier signé ?
L'article 11.3 du RIN dispose que l'avocat ne perçoit d'honoraires que de son client et interdit la rémunération d'apports d'affaires. Une facturation au dossier ou au contact transmis s'en rapproche dans son économie. Un forfait fixé à l'avance, indexé sur rien qui appartienne au cabinet, ne pose pas la question.
Faut-il un prestataire différent pour le site et la publicité ?
Pas nécessairement. Ce qui compte est que la page d'atterrissage réponde à la requête achetée et que les appels soient mesurés de bout en bout. Deux prestataires peuvent y parvenir s'ils se coordonnent ; un seul évite que chacun impute à l'autre ce qui ne fonctionne pas.
Comment vérifier qu'un prestataire connaît le RIN ?
En lui posant des questions précises avant de signer : où vivront les pages d'atterrissage au regard de l'article 10.5, que porteront-elles au titre de l'article 10.2, comment il est rémunéré au regard de l'article 11.3. Une réponse vague sur l'un de ces points vaut réponse.
Un freelance peut-il gérer les campagnes d'un cabinet ?
Oui, si le compte est au nom du cabinet, si le suivi des conversions y est installé et si la question de la continuité est réglée par écrit. La compétence ne dépend pas de la taille de la structure. Le risque principal est l'absence de relais pendant une indisponibilité.
Méthode : critères établis à partir des articles du RIN et de notre pratique, sans évaluation de prestataires nommés.