Le mauvais objectif, et pourquoi il est si répandu
« Avocat divorce Paris » est la requête que tout le monde demande, et c'est la plus mauvaise cible possible pour trois raisons. Elle est occupée par des annuaires et des plateformes dont c'est le métier de tenir ces positions. Elle est tapée par des gens en fin de parcours, qui comparent déjà quatre cabinets. Et elle représente une fraction minuscule de ce que les gens tapent réellement.
Elle est demandée parce qu'elle est facile à formuler et facile à vérifier. Ce n'est pas une raison suffisante pour y consacrer un budget.
Ce que vos futurs clients tapent vraiment
Ils tapent leur problème, dans leurs mots, souvent sous forme de question : « licenciement abusif que faire », « combien coûte un divorce à l'amiable », « délai recours oqtf », « vice caché appartement recours », « succession conflit héritiers que faire ». Le mot « avocat » n'apparaît souvent nulle part.
Ces requêtes ont trois avantages sur la requête générique : elles sont infiniment plus nombreuses. Elles arrivent plus tôt dans le parcours, au moment où la personne se construit une opinion. Et elles sont beaucoup moins disputées. Les occuper, c'est être le cabinet qui a déjà répondu avant l'appel, ce qui est exactement ce qui décide en famille, en droit du travail et en succession.
Le référencement local, qui décide de plus d'appels que le reste
Pour un cabinet, une part importante des appels vient du bloc local : la carte et les trois fiches d'établissement affichées au-dessus des résultats classiques. Il se travaille séparément du site : exactitude et complétude de la fiche, catégories, horaires réels, zone d'intervention, photos, et les avis.
Sur les avis, deux précautions. La sollicitation d'avis auprès de clients relève de votre appréciation déontologique et de celle de votre Ordre ; nous ne conseillons rien sur ce terrain. Et la republication d'avis Google sous forme de widget sur le site du cabinet est une pratique d'agence courante dont la conformité mérite d'être vérifiée avant d'être mise en place, pas après.
Ce que renvoie votre nom
C'est la partie du référencement que les cabinets de droit des affaires, de fiscalité et de droit social employeur devraient traiter en priorité. C'est aussi celle qu'on néglige le plus.
Vos clients arrivent par recommandation. Avant le premier rendez-vous, ils tapent votre nom et celui du cabinet pour vérifier à qui ils ont affaire. Ce qu'ils trouvent, ou ne trouvent pas, décide s'ils vous appellent vous ou l'autre nom qu'on leur a donné. Une page qui dit clairement ce que vous traitez, pour qui, depuis quand et avec qui, correctement indexée sur votre nom, est un travail à faire une fois et qui sert des années.
Le temps que cela prend, réellement
Plusieurs mois avant qu'une page nouvelle se positionne durablement, davantage sur un domaine récent. C'est la raison pour laquelle le référencement se construit en parallèle de la recherche payante et non à sa place : l'un donne des appels tout de suite et s'arrête quand on arrête de payer, l'autre met des mois et reste.
Un prestataire qui promet des positions à trois mois vend un calendrier qu'il ne contrôle pas.
Ce qui ne marche pas, ou plus
- Les pages « ville » dupliquées. Trente pages identiques avec un nom de commune substitué. Elles ne se positionnent pas, et elles abîment la perception du site dans son ensemble.
- L'achat de liens en volume. Cher, risqué, et sans rapport avec la façon dont un cabinet gagne de la crédibilité.
- Le contenu généré sans regard juridique. Sur des sujets où une erreur a des conséquences réelles pour le lecteur, publier une procédure approximative sous votre nom est un risque professionnel avant d'être un risque de référencement.
- Un domaine générique dédié. Type « avocat-divorce-paris.fr ». Outre que l'article 10.5 du RIN proscrit les noms de domaine génériques pour les avocats, tout ce que vous y construisez ne profite pas à votre domaine.
Par où commencer
- La fiche d'établissement, complète et exacte. C'est rapide et cela produit des appels.
- Ce que renvoie votre nom, et celui du cabinet.
- Trois à cinq pages qui répondent aux questions que vos clients posent en premier rendez-vous. Vous les connaissez par cœur, ce qui rend ces pages faciles à écrire et difficiles à copier.
- Ensuite seulement, l'architecture, le maillage et le reste. L'ordre général des priorités est décrit dans le guide d'acquisition.