Ce que la recherche payante fait, et ce qu'elle ne fait pas
Google Ads achète de l'attention existante. Il ne crée pas de demande : si personne ne cherche votre matière dans votre secteur, aucun budget ne fera apparaître ces recherches. C'est la première vérification à faire, et elle se fait avant le devis, pas après.
Ce qu'il fait très bien, en revanche : vous placer devant quelqu'un qui tape « permis suspendu que faire » à l'instant où il vient de se le faire suspendre. Aucun autre canal ne permet ça. C'est pour cette raison qu'il est décisif en urgence (pénal, droit routier, droit des étrangers). Il reste utile en décision réfléchie, avec une construction différente.
Les matières où il vaut mieux ne pas en faire
En droit des sociétés, en fiscalité d'entreprise, en droit social côté employeur, la requête générique de matière n'est presque pas tapée par les décideurs. Ils reçoivent un nom d'un expert-comptable ou d'un confrère, et ils tapent ce nom. Acheter « avocat droit des sociétés Paris » revient alors à payer pour des clics de comparateurs, de concurrents et d'étudiants.
Refuser de vendre une campagne là où elle n'a rien à acheter est la première chose utile qu'un prestataire puisse faire.
Le problème de l'aide juridictionnelle
C'est la fuite la plus fréquente, et la plus coûteuse, dans les comptes de cabinets, surtout en pénal, en droit des étrangers et en famille. Les requêtes contenant « aide juridictionnelle », « gratuit », « commis d'office », « pas les moyens » et leurs variantes produisent du volume, des appels, et presque aucun dossier payant.
Le compte a alors l'air sain vu de loin : beaucoup de clics, un coût par contact bas, des conversions qui montent. Et rien ne bouge côté dossiers signés. Ces exclusions se posent le premier jour, pas au deuxième mois. Et le sujet se dit avant la signature : un cabinet qui le découvre lui-même a raison de se méfier.
Trois choses à avoir avant la première dépense
- Le suivi des conversions. Appels depuis le site, appels depuis l'annonce, formulaires, et l'origine de chacun. Sans cela, l'optimisation est une opinion et vous devez croire votre prestataire sur parole. C'est la seule chose qu'il est raisonnable de garantir, parce que c'est la seule qui ne dépende de personne d'autre.
- Une page qui répond à la requête. Pas la page d'accueil du cabinet. Quelqu'un qui tape « oqtf recours délai » veut le délai, la marche à suivre et un numéro. Pas votre parcours universitaire. Cette page vit sur votre domaine, en sous-page : l'article 10.5 du RIN proscrit les noms de domaine génériques.
- Quelqu'un pour décrocher. Une campagne d'urgence qui tourne pendant que le standard est fermé achète des appels manqués au prix fort.
Les erreurs de structure les plus fréquentes
Le ciblage large sans exclusions. Le mot-clé large est un mandat donné à l'algorithme d'interpréter votre matière. Dans le droit, il l'interprète mal : « avocat divorce » attire « avocat divorce gratuit », « étudiant droit divorce », et les cabinets concurrents.
Une seule campagne pour toutes les matières. Le pénal et la famille n'ont ni les mêmes horaires de recherche, ni les mêmes appareils, ni les mêmes coûts au clic. Les mélanger revient à laisser la matière la plus chère absorber le budget des autres.
Le pilotage aux clics et au coût par clic. Ce sont des mesures d'achat, pas de résultat. Les deux seuls chiffres qui décident sont le nombre d'appels décrochés et le nombre de dossiers ouverts. Le second vous appartient, et à vous seul.
L'évaluation à trente jours en décision réfléchie. En famille, en droit du travail ou en succession, plusieurs semaines séparent la première recherche du premier appel. Juger la campagne sur le mois calendaire la condamne avant qu'elle ait produit quoi que ce soit.
Le budget publicitaire ne doit pas transiter par votre agence
Le compte Google Ads doit être le vôtre, alimenté par votre moyen de paiement. C'est ce qui garantit que le compte, son historique et ses données vous restent le jour où la collaboration s'arrête. Une agence qui héberge vos campagnes sur son propre compte vous rend locataire de votre propre historique.
Et la déontologie
Les annonces et les pages d'atterrissage doivent permettre d'identifier l'avocat, son barreau et sa structure d'exercice (art. 10.2), ne comporter aucune mention comparative (ni « le meilleur », ni « plus efficace que »), et ne pas conduire à une sollicitation personnalisée par téléphone ou SMS (art. 10.3). Le détail des quatre articles concernés est sur une page dédiée.
Questions fréquentes
Faut-il un budget minimum pour Google Ads dans le droit ?
Oui, mais il ne se fixe pas au hasard : il se déduit du coût au clic de votre matière dans votre secteur et du nombre de clics nécessaire pour espérer un volume d'appels lisible. En dessous d'un certain seuil, la campagne ne récolte pas assez de données pour être pilotée et la dépense n'apprend rien.
Peut-on garantir la première position sur Google Ads ?
Non. La position s'attribue à chaque requête et à chaque instant par une enchère qui tient compte du montant proposé et de la qualité de l'annonce et de la page. Personne ne peut la garantir, et un prestataire qui le fait décrit un mécanisme qui n'existe pas.
Une campagne Google Ads est-elle conforme à la déontologie de l'avocat ?
La publicité personnelle est autorisée depuis la loi du 17 mars 2014 et le décret n° 2014-1251, sous conditions : identification de l'avocat, de son barreau et de sa structure d'exercice, absence de mention comparative, et pas de sollicitation personnalisée par téléphone ou SMS. Ces conditions s'appliquent aux annonces comme aux pages d'atterrissage.
Les questions de tarification, de délai et de périmètre sont traitées dans la FAQ de la page d'accueil.